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Biens à louer inoccupés ? La recherche de locataires se réinvente !

Face une offre de logements qui ne cesse de s’accroître, la demande de biens à louer peine à suivre. Bon nombre de pays, comme la Suisse, font face à ce déséquilibre qui impacte le marché de la location immobilière. Pour y remédier, des entreprises proposent de nouveaux services pour accompagner les bailleurs et les propriétaires, à l’image de Mises en valeur, une startup suisse fondée par Laetitia Speckinger. Depuis avril 2018, Habitat-Futur.ch propose également un “booster” dédié aux régies immobilières souhaitant cibler les propriétaires à la recherche de nouveaux locataires.

“C’est du jamais vu depuis les années 1990”, note L’Office fédéral de la statistique (OFS). En Suisse, c’est plus de 65 000 logements qui sont inoccupés, soit environ un sur dix. Et ce taux ne cesse d’augmenter dans la plupart des cantons. La plus forte augmentation concerne Soleure qui comptabilise près de 3 % de logements inoccupés en plus. Bien que les logement locatifs soient les plus touchés, avec plus de 55 300 biens inoccupés, toutes les catégories de logements sont victimes de ce phénomène.

 

 

Depuis avril 2018, Habitat-Futur.ch propose d’ailleurs un “booster” dédié aux régies immobilières qui souhaitent toucher davantage les propriétaires en quête de nouveaux locataires. Ce “booster” prend la forme d’un bouton accessible depuis la page d’accueil de son site. Le portail immobilier suisse 100 % gratuit propose cette option en exclusivité, une seule régie par district peut en bénéficier. C’est un service résolument novateur et unique en Suisse, visant à répondre à cette problématique d’une offre et d’une demande déséquilibrées sur le marché locatif.

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord sur la libre circulation des personnes conclu avec l’Union européenne (UE), l’activité de construction n’a cessé de s’intensifier. Après un repli de l’immigration en 2010, le taux de vacance a amorcé son ascension, qui s’est même accélérée dès 2014. Ce phénomène est donc dû non pas à une baisse de la demande mais à une offre toujours plus croissante : en 2017, c’est environ 26 000 nouveaux logements locatifs qui arrivent sur le marché suisse (environ 2000 de plus qu’en 2016) et au vu de l’évolution des demandes de permis de construire, cette expansion soutenue du parc de logements devrait se poursuivre jusqu’en 2019.

Ce phénomène n’est pas propre à la Suisse, beaucoup de pays font face au même problème. Par exemple en France, plusieurs villes voient accroître leur nombre de logements vacants. Selon un article publié par le journal Le Monde, on en recensait environ trois millions en 2015 (source : INSEE). La part des logements vacants dépassait même les 20 % du parc de la ville de Vichy, avec près de 5000 logements vides. D’autres villes comme Nice enregistraient près de 30 000 logements inoccupés, ou encore plus de 7000 à Avignon et Mulhouse.

Cette vague a plusieurs conséquences comme la baisse des loyers, avec un marché locatif qui se transforme en un marché de locataires plutôt que de propriétaires. Les bailleurs sont confrontés à des durées d’insertion des annonces sur les portails immobiliers toujours plus longues, passant en moyenne de 25 à 30 jours à 35 à 40 jours, du fait d’une concurrence qui a explosé face à une demande qui se tasse. D’autant plus qu’en Suisse, comme c’est déjà le cas en France, l’État envisage de taxer les propriétaires de logements vides.

 

 

Tout cela rend donc la recherche de locataires plus compliquée et difficile qu’il y a quelques années. Et les pratiques d’hier ne s’appliquent plus aujourd’hui. Puisqu’une évolution positive de cette tendance ne tend pas à se profiler à l’horizon, il est devenu primordial d’être réactif et à l’écoute du propriétaire comme du locataire pour, au final, remettre l’humain au centre de ces transactions.

En Suisse, l’entreprise Mises en valeur a lancé son activité sur une idée novatrice : la chasse aux locataires. Son but est d’aider ses clients à trouver un logement ou à en louer un en prenant en charge l’intégralité du processus. Laetitia Speckinger, fondatrice de Mises en valeur, accompagne les propriétaires qui souhaitent mettre un bien en location en faisant en sorte qu’il se démarque des autres. Par exemple, cette mise en valeur passe par l’estimation du loyer à son juste prix en évaluant au mieux ce dernier par rapport au marché actuel et à la qualité des prestations offertes par le logement. Mises en valeur se charge également de commercialiser le bien dans sa globalité en prenant des photos qualitatives, en publiant des annonces accrocheuses, en répondant aux appels et en le relayant auprès de son réseau. Enfin, l’entreprise s’occupe des visites et s’assure que les candidats soient sérieux en se renseignant sur leur solvabilité et leur passé de locataire.

 

 

En ce qui concerne les propriétaires privés qui recherchent des locataires pour plusieurs biens neufs, Mise en valeur se propose d’apporter son expertise en amont et pendant la construction du bien en accompagnant ses clients dès la création des plans. Elle définit ensuite une stratégie de commercialisation et sa mise en œuvre : mise en place de médias publicitaires et de communication sur un large réseau, organisation de visites accompagnées, de journées portes ouvertes, d’analyse et de contrôle des dossiers des candidats.

En cas de locataires sortant, Mises en valeur propose également à ses clients de trouver un remplaçant pour reprendre la location. Elle se charge donc de trouver des dossiers correspondants aux exigences du propriétaire et de les lui transmettre, avec des honoraires dus qu’en cas de réussite.


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