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Les aides logistiques et financières pour rénover une maison en respectant le standard passif

Les particuliers et les professionnels qui font le choix d’une rénovation respectant le standard passif peuvent bénéficier d’un accompagnement assuré par des organismes spécialisés. Des banques et des subventions vouées à encourager l’amélioration de la performance énergétique du parc immobilier peuvent également soutenir financièrement de tels projets.

Certains conseils régionaux et l’Europe soutiennent activement les projets de rénovation qui suivent le standard passif via des programmes d’aides financières. D’autres subventions peuvent être obtenues auprès des mairies, des Agences de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), ainsi que des Conseils d’architecture d’urbanisme et de l’environnement (CAUE). Les Espaces Info Énergie, répartis sur tout le territoire, informent également le grand public sur les aides et subventions existantes. Les Concepteurs européens Bâtiment Passif (CEPH) sont aussi des partenaires compétents pour la conception d’un projet passif. Diplômés, ils ont acquis un véritable savoir-faire, soit lors d’une formation validée par un examen, soit dans la pratique en justifiant de la labellisation d’un bâtiment passif.

Des banques, comme le Crédit Coopératif [NDLR : voir leur brochure dédiée en ligne ici], proposent des prêts à taux préférentiels dans le cadre de constructions ou de rénovations passives. Par exemple, le prêt Écohabitat : “Le principe est simple : plus votre projet est performant écologiquement (matériaux, chauffage, isolation, gestion de l’eau), plus le taux de votre crédit baisse. Le prêt Écohabitat permet de financer toute construction ou rénovation importante, si elle s’inscrit dans une démarche écologique.” Ce prêt bénéficie d’une “durée à la carte : de 7 à 25 ans”, d’un “plafond élevé : jusqu’à 1 200 000 euros”, et concerne “aussi bien la construction d’un logement neuf que la rénovation d’un logement ancien“. Parmi les critères pris en compte pour le calcul du taux d’intérêt : “orientation de la construction ; matériaux choisis pour construire ou isoler ; mode de chauffage et apports naturels ; peintures ou lasures ; gestion de l’eau ; consommation énergétique ; produits labellisés…”.

Le Crédit Coopératif propose également un “prêt à la consommation”, nommé PREVair, voué à financer “des travaux ou des achats d’équipement verts”, avec un taux qui “varie en fonction de la durée et du montant du prêt”. La durée de ce prêt peut aller “de 12 à 180 mois selon la nature de l’investissement écologique”, pour un montant emprunté “de 1500 € à 75 000 € maximum”. Il peut financer les investissements écologiques suivants : “isolation thermique avec des matériaux agréés en éco-habitat ; changement d’installation de chauffage pour un système utilisant les énergies renouvelables : chaudière bois, insert chauffant, énergie solaire, géothermie, etc. ; installation photovoltaïque raccordée au réseau ; équipement en récupération d’eau de pluie ; installation en bio électricité ; éolienne individuelle”. Le Crédit Coopératif pense même au garage de la maison, car le dispositif PREVair peut également servir à l’achat de “véhicules hybrides (couplage énergie électrique et thermiques) ou 100 % électriques neufs ou d’occasion à usage privé” ! En février 2016, PREVair a ainsi déjà financé plus de 25 millions d’euros de travaux.

 

 

Le Ministère en charge de la transition énergétique a également mis en ligne une plateforme dédiée : http://renovation-info-service.gouv.fr. Parmi les aides listées, l’Éco-prêt à taux zéro (EPTZ) offre une facilité de financement supplémentaire : “Accessible à tous les propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils le mettent en location, l’éco-prêt à taux zéro permet de bénéficier d’un prêt d’un montant maximal de 30 000 € pour réaliser des travaux d’éco-rénovation.” Le site précise également qu’un “éco-prêt copropriétés réservé aux syndicats de copropriétaires est aussi disponible. Son montant maximum est de 10 000 € par logement (jusqu’à 30 000 € si le syndicat de copropriétaires décide de réaliser 3 actions de travaux).” À noter que pour bénéficier de ce prêt, depuis le 1er septembre 2014, il faut recourir à des professionnels RGE (Reconnu garant de l’environnement). La plateforme propose un annuaire en ligne à cet effet.

Complémentaire à l’éco-prêt à taux zéro, le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) est quant à lui “accessible aux propriétaires occupants et locataires”. Le CITE permet de déduire de ses impôts “30 % des dépenses d’équipements et/ou de main d’œuvre pour certains travaux de rénovation énergétique”. Le montant de dépenses éligibles est plafonné à 8000 euros par personne et 16 000 € pour un couple soumis à une imposition commune, avec une majoration de 400 euros supplémentaires par personne à charge. À l’instar de l’éco-prêt à taux zéro, depuis le 1er janvier 2015, il faut faire appel à des professionnels qualifiés RGE pour pouvoir bénéficier de cette aide. Le CITE concerne “les dépenses d’acquisition de certains équipements fournis par les entreprises ayant réalisé les travaux et/ou de main d’œuvre pour certains travaux d’isolation des parois opaques”.

 

 

En plus des outils existants, de nouveaux soutiens financiers ont été mis en place par le Gouvernement pour lutter contre la précarité énergétique. Outre le “chèque énergie qui permet aux ménages d’obtenir une aide au paiement de leur facture pour toutes les énergies (électricité, gaz, fioul, bois…)” et les “certificats d’économies d’énergie dédiés à la lutte contre la précarité”, le programme Habiter mieux de l’ANAH a été renforcé. Grâce à ce dernier, 150 000 logements habités par des ménages aux revenus modestes ont été rénovés depuis 2012, auxquels devraient s’ajouter les objectifs attendus de 2016 et 2017, soit 70 000 puis 100 000 grâce à l’accélération du programme, avec une économie d’énergie moyenne de 40 %, selon le site du Ministère. Pas assez pour répondre au cahier des charges du standard passif, mais la transition énergétique se met en branle, espérons-le !


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